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Chorégraphie
Bruno Pradet
Interprétation Christophe Brombin,
Lucille Daniel, Céline Debyser,
Jules Leduc, Thomas Regnier, Claire
Vuillemin, Lionel Bègue
Création musicale Yoann Sanson
Création lumière Vincent Toppino
Costumes Laurence Alquier

Coproduction et soutien
Théâtre
d’Auxerre (89), Théâtre des 3 ponts à
Castelnaudary (11), Espace culturel de
Ferrals les Corbières (11), Chai du Terral
à Saint Jean de Védas (34), le Bateau
Feu – Scène nationale de Dunkerque
(59), CCN de Roubaix (59), Le Gymnase
CDC de Roubaix (59), service culturel de
Wambrechies (59), La salle 3 à Montpellier
(34), Studio Danse Création à Marcq-En-
Baroeul (59)

Hop, résidence départementale,
coordonnée par Arts Vivants 11 et
soutenue par le département de l’Aude,
la DRAC et la région Occitanie et Réseau
en scène.

La compagnie Vilcanota est soutenue par
la DRAC et la région Occitanie/Pyrénées-
Méditerranée, le département de
l’Hérault et la ville de Montpellier.

Création soutenue par l’ADAMI et la
SPEDIDAM

© Alain Scherer

Bruno Pradet | People what people ?


D U  9  A U  1 9  J U I L L E T   -   R E L Â C H E  L E  1 3


2 0 H    -    55 mn
Création 2016




Après le succès de L’Homme d’habitude en 2014 au Théâtre des Lucioles avec les Blérots de R.A.V.E.L., Bruno Pradet revient à Avignon avec un univers sans machine ni décor. Ici la seule mécanique visible est celle des corps auxquels le chorégraphe confie le soin de nous raconter un peu de l’absurdité du monde.
People what people ? s’intéresse aux gens. Sur le plateau, une petite communauté de gens emportés dans le tourbillon vertigineux d’un système planétaire qui aurait perdu la raison, trouvent leur place dans le lien qu’ils tissent avec l’autre. Reliés par une indéfectible pulsation commune les sept interprètes forment un groupe compact dont la géographie intérieure n’a de cesse de se décomposer pour se reformer l’instant d’après. Ce sont bien les corps qui vibrent à l’intérieur de cet univers singulier, inventant le langage de leurs échanges, fabriquant des danses rituelles qui ne savent plus si elles veulent nous faire rire ou pleurer. Portée par une envoûtante musique électro ponctuée de notes de fanfares, la danse, éminemment physique, raconte la beauté d’une chute, la violence d’une crispation, l’aveuglement d’un homme qui court, l’effondrement d’une cadence, ou encore la déclaration d’amour que l’espace fait au temps. Bruno Pradet signe une pièce porteuse de sens, débordant de vie, d’énergie et d’humanité. Une pièce qui fait du bien.





Après un parcours scientifique et plusieurs années passées dans la construction bâtiment, Bruno Pradet bifurque vers la danse qu’il découvre tardivement. Il devient interprète chez Richard Mouradian, Didier Théron et Hervé Diasnas en même temps que cochorégraphe de la Compagnie du Pied Gauche, pendant six ans. A partir de 2001, il se consacre principalement à son travail personnel au sein de Vilcanota, compagnie pour laquelle il a créé une quinzaine de pièces de formes et formats très éclectiques, diffusées dans des foyers ruraux comme dans des scènes nationales, sur des planchers de danse comme sur le bitume, dans une volonté sans cesse affirmée de donner à voir la danse à un public le plus large possible. Par ailleurs, il multiplie les collaborations sur des projets de danse, théâtre, musique, cirque... : «Goûtes-y donc», Athra, La Mangoune, Les Folies d’Ô (Jérôme Pillement,Olivier Desbordes, Les Blérots de R.A.V.E.L., Blabla Production, Hervé Diasnas...) Il travaille également avec de nombreux groupes amateurs, aussi bien autour du répertoire contemporain que traditionnel (en particulier avec le CDMDT du Cantal). Son travail de création s’appuie sur une physicalité compacte et dynamique souvent mise en perspective par la présence des mots, de l’absurde et d’un regard aigu sur le genre humain.