En partenariat avec le festival International de Vidéo Danse de Bourgogne et le cinéma Utopia
Projection
Vidéodanse
Danser ensemble
La danse est un art du partage. Nous dansons la plupart du temps avec quelqu’un ou pour quelqu’un, avec quelque chose, en couple ou en groupe. Quant à la vidéodanse, elle consiste par nature en un duo intime entre la caméra et la danse, entre le lieu de tournage et les interprètes qui traversent collectivement des paysages spécifiques. Cette projection thématique propose d’examiner les particularités du « danser ensemble » de la danse contact à la fin du XXe siècle jusqu’aux créations plus récentes qui mettent des entrelacs sociaux et écologiques au centre de leurs recherches.
+ RENCONTRE > avec Marisa Hayses et Franck Boulègue, co-directeur·rices du Festival International de Vidéo Danse de Bourgogne, à l’issue de la projection
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PROGRAMME
Pas de deux – Norman McLaren (Canada, 1968)
Film expérimental qui met en scène Margaret Mercier et Vincent Warren, deux étoiles des Grands Ballets canadiens. Les danseurs vêtus de blanc évoluent dans un décor peint en noir, et l’ensemble, harmonieux, traduit toute la créativité de Norman MacLaren, maître de l’animation expérimentale et amateur de danse. Le film met en image deux interprètes qui se démultiplient progressivement, afin d’interroger la notion du danser ensemble et de ses réverbérations.
Dirt et Transport (diptyque) – Amy Greenfield (États-Unis, 1973)
Ces deux films ont été envisagés comme des contrepoints visant à être projetés ensemble. Le premier, Dirt (« terre »), explore l’emprise de la gravité et les gestes violents envers autrui ; le second, Transport, propose un acte de solidarité, un toucher incarné qui met en image la danse contact et la transcendance de la gravité. Deux approches diamétralement opposées aux corps en crises à l’époque de la Guerre américaine du Vietnam.
Encobertos – Lilian Graça (Brésil, 2019)
Encobertos (« caché ») développe l'idée d'un « espace intermédiaire » dans une approche qui utilise la surface pour révéler et pénétrer le champ profond de l'écran. La vidéo vise ainsi à explorer l'implication kinesthésique du spectateur, dont l'attention est captée par la dynamique des distances et le mouvement de rapprochement et d'éloignement de la caméra et des danseurs.
Au cœur - Louise Ernandez, Dalila Belaza (France, 2022)
La rencontre entre le groupe de danse folklorique Lous Castelous et la chorégraphe Dalila Belaza est ici présentée comme une histoire qui se fond dans l’abstraction. A travers le média cinématographique, Dalila Belaza et Louise Ernandez créent un récit qui a pour lieu d’origine, la boîte noire. C’est le lieu où tout peut entrer en résonance avec l’espace et le temps… Les artistes ont vu des images au plus près de ces hommes et de ces femmes formant une communauté ; mais aussi des images de nature, de microcosme, de macrocosme, d’organicité, de noir, de lumière afin de créer une analogie entre l’univers humain et un environnement naturel et artificiel.
Baleines – Sylvain Dufayard & Cie. Moussoux-Bonté (Belgique, 2024)
Une immersion. Une flottaison de l’esprit, un songe de sirènes qui renverse la mécanique des fluides et invente les lois de l’apesanteur. Cathédrales englouties, femmes belles sans visage errant à l’infini dans un voyage immobile. Poussières d’étoiles dans le ventre océanique, up and down, le sommeil vertical des baleines.
On the Edge – Claudia Kappenberg (Royaume-Uni, 2022)
Un groupe de quatre silhouettes et de quatre cubes faits de matelas individuels déambule dans le centre-ville, à la limite de ce que l'on considère comme normal et quotidien. Corps et cubes se déplacent, s'équilibrent, culbutent et roulent, tandis que les passants les observent, parfois hésitants, déviant de leur chemin pour laisser place à cet événement insolite. Évoquant les voyageurs, les migrants et tous ceux qui n'ont pas de domicile fixe, ces figures occupent l'espace public d'une manière légèrement troublante, brouillant les frontières entre privé et public, entre nous et eux, entre stable et instable.
En partenariat avec le festival International de Vidéo Danse de Bourgogne et le cinéma Utopia
Les Hivernales #48 2026
lundi 16 février
18 h 30
1 h 00
Tarif Utopia
Cinéma Utopia
Avignon
Les Hivernales – Centre de Développement Chorégraphique National