Formé en Théâtre, en Musique puis en Cirque (à l’Ecole Nationale de Cirque de Montréal), Manu s’intéresse très vite à la danse contemporaine ou il découvre un immense espace d’exploration et de créativité pour le corps en mouvement. Il est interprète pour de nombreux·ses chorégraphes du Québec (Paul-André Fortier, Sylvain Emard, Marie Chouinard, Daniel Léveillé).
Il fonde la Cie Manuel Roque en 2013 et crée Data qui remporte un vif succès suite au passage au FTA en 2015. La pièce interroge la mutation de la matière à travers une écriture chorégraphique qui mêle fluidité et endurance.
bang bang (2017), solo athlétique qui adresse la notion de performance (comment repousser ses limites en contexte de représentation) remporte le prix de la meilleure œuvre chorégraphique aux Prix de la Danse de Montréal 2017. Manu remporte également le prix interprète, la même année.
En 2018, la Cie rejoint les rangs de DLD qui agit à titre de producteur délégué et offre un soutien au développement et à la diffusion internationale. Sierranevada voit le jour suite à un séjour de 6 mois au Studio du Québec à Paris à la Cité des Arts, mais son développement est freiné par le contexte pandémique.
Durant une pause forcée, Manu plonge dans de longues randonnées (4 mois sur la Pacific Crest Trail entre autres) au cours desquelles il développe un questionnement sur le rapport de l’humain et de la nature, l’autosuffisance, la décroissance.
Dès 2022, un nouvel élan créatif voit la production de 2 nouvelles œuvres. Une relecture de bang bang pour deux danseurs voit le jour avec la collaboration de Nils Levazeux. Puis Le Vent se lève, solo dansé dans le son du vent, est présentée au Théâtre La Chapelle à Montréal en 2024, et propose des perspectives pour trouver un sens de l’orientation et de l’équilibre dans un contexte chaotique.
Sweet Rodeo, nouvelle création en duo avec Nils Levazeux, sur la connexion à l’autre, ouvrira le Festival euro-scène en Allemagne à l’automne 2026.
Les pièces adressent toutes à leur façon l’idée de mise à l’épreuve. Chaque projet offre des pistes de réflexion pour que ces traversées se déploient dans une optique lumineuse, libératrice et en dialogue avec les autres.
Son intérêt pour le corps en mouvement passe par les notions d’intégrité, de curiosité et d’attention méditative. Dans ses œuvres, la rigueur côtoie la douceur, la musicalité se décline dans un grand sens de la nuance, la générosité de l’engagement physique s’ancre dans la bienveillance envers soi et envers les autres.
Chaque création porte le désir de faire cohabiter des espaces sensibles, sensoriels, somatiques, poétiques et politiques.
Manu partage également sa pratique à travers des workshops offerts durant les tournées, ainsi que pour des institutions montréalaises (EDCM, Transformation, Circuit-Est centre chorégraphique).